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Angers : après les dégradations, le dispositif policier sera adapté pour le 24 octobre

Caroline Bertrand 2 min de lecture
Angers : après les dégradations, le dispositif policier sera adapté pour le 24 octobre

Un dispositif policier adapté est en préparation à Angers pour la manifestation annoncée samedi 24 octobre. Ce mercredi 21 octobre, le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, est revenu sur les violences du 17 octobre et a reconnu un manque de mobilité des forces de l’ordre, rapporte my-angers.info.

Le rassemblement avait réuni près de 9 500 personnes, selon les renseignements territoriaux. Le préfet distingue la majorité des manifestants, venus exprimer leurs revendications, des groupes impliqués dans les dégradations et les affrontements.

Préfecture, mairie et commissariat visés

Des personnes ont pénétré dans la préfecture, où un début d’incendie s’est déclaré dans le local courrier. À la mairie d’Angers, l’entrée a été endommagée. Plusieurs commerces ont également été pillés ou sérieusement touchés.

Au commissariat de la Roseraie, les policiers ont fait face à des tentatives d’intrusion et à des attaques. Ils ont utilisé des grenades lacrymogènes, puis des lanceurs de balles de défense. Le préfet a confirmé avoir autorisé ces tirs, avec pour consigne de viser le bas du corps.

Au cours des événements, 19 policiers et deux gendarmes ont été blessés. Seize interpellations ont eu lieu dans la journée, suivies d’autres arrestations en soirée et dans la nuit. Les images de vidéosurveillance sont exploitées pour identifier d’autres personnes impliquées.

Une organisation revue pour samedi

François Pesneau défend le dimensionnement initial du dispositif, mais souligne les déplacements rapides des groupes violents entre plusieurs sites. Des renforts avaient été rappelés dès la matinée du 17 octobre. La nouvelle organisation doit tenir compte de cette mobilité et du risque d’attaques simultanées.

Le préfet appelle les organisateurs du rassemblement du 24 octobre à le déclarer pour permettre de définir et de sécuriser un itinéraire. Aucun couvre-feu n’est à l’ordre du jour. Aucune fermeture anticipée des commerces n’a été demandée. Une mise en relation des commerçants touchés avec France Victimes est également envisagée pour étudier les possibilités d’aide et d’indemnisation.

Source : my-angers.info

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