Société

Une procédure de dissolution engagée contre le RED d’Angers

Caroline Bertrand 2 min de lecture
Une procédure de dissolution engagée contre le RED d’Angers

Une procédure de dissolution a été engagée par le ministère de l’Intérieur contre le Rassemblement des étudiants de droite (RED) d’Angers. L’information a été rendue publique mardi, selon ouest-france.fr.

Le dossier se trouve actuellement dans une phase contradictoire de quinze jours. Durant ce délai, les personnes mises en cause peuvent présenter leurs arguments au ministère de l’Intérieur. À son terme, Beauvau décidera s’il présente ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres.

Le RED conteste les faits reprochés

Le RED se présente sur les réseaux sociaux comme un mouvement angevin alternatif et nationaliste, actif depuis 2012. Mardi, le groupement a indiqué sur X avoir été informé de la volonté du ministère de l’Intérieur de le dissoudre. Il conteste les éléments retenus contre lui.

Selon ouest-france.fr, le député LFI Thomas Portes avait sollicité la dissolution du groupuscule au début du mois de juillet, dans une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Il évoquait notamment le déploiement, le 6 juin 2026, d’une banderole en faveur de la remigration sur le château d’Angers.

Des faits et liens évoqués dans le dossier

Le député a également cité une agression, en janvier dernier, d’un groupe d’étudiants venus soutenir des militants antifascistes. Un membre du RED serait impliqué et des saluts nazis auraient été effectués lors de cet épisode.

Thomas Portes évoque aussi une connivence entre le RED d’Angers et l’Alvarium, un groupuscule d’extrême droite dissous en novembre 2021. Les réseaux sociaux du RED montrent des membres portant des T-shirts avec des croix celtiques et relayant des appels du Comité du 9 mai, un défilé annuel parisien réunissant des membres de groupuscules d’extrême droite radicale.

À Angers, plusieurs manifestations du RED ont déjà été interdites par la préfecture de Maine-et-Loire et ont nécessité des interventions de police, rapporte ouest-france.fr.

Source : ouest-france.fr

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